Il est trois heure et demi du matin, je suis nichée au fond de mon lit, la maison est vide, je suis encore un peu alcoolisée, dans mes nuages et la même chanson tourne en boucle depuis un peu près une demi-heure. Je suis pas fichue de me couché tôt, avec mes affaires prêtes pour la rentrée. Enfin si on peut parler de "rentrée" parsqu'à vrai dire, jl'ai troquée contre une soirée un peu trop folle et une journée cocooning avec une de mes fidèles acolytes. Qu'est ce que vous voulez que je vous dise c'est pas 24h qui vont nous faire rater notre scolarité non ? Autant lacher prise, se laisser vivre, ressentir. J'ai plus envie d'aller à l'école, alors j'irais plus. Je ferais le minimum histoire d'avoir mon bac et de rentrée dans l'école de mon choix.
Je n'arrête pas de pensez à ses fabuleuses rencontres qui vous changent une vie, à ses allers et retours en train de Strasbourg ou Belfort, à ses rêveries, ses sourires. << Je dévorais la vie, me laissais dévorer par elle. >>
Qu'attendez vous tous ? pourquoi vous sentez vous toujours obliger de demander la permission? Tous ce que j'attends moi, c'est que vous veniez m'enlever qui que vous soyez. Enlevez-moi ne dites rien, même pas un mot, un sourire suffira et emmenez moi loin, très loin. Mais pas trop que je puisse quand même revenir, sinon mes parents risqueraient de se faire du soucis.
Je n'arrive pas à me séparer de ton regard, depuis que je l'ai abandonné sur ce petit quai de gare, les portes qui se referment, la pluie qui tombe, et le train qui démarre, le paysage qui défile, les amies qui appellent, les rires puis le silence, l'ouverture des portes, le retour à la réalité.
On n'échappe pas vraiment à la vérité, mais ce qui nous échappe à nous, c'est l'envie, le désir de choses simples comme une canette de burn, une cigarette, le début d'une belle nuit noire et une petite sophie.
En faite, pensez ce que vous voulez ou plutôt, pensez ce qui vous arrange. Je ne troquerais pas mon intégrité contre un de vos sourires gâteux, forcés, ironiques. Faites la geule si ça vous arrange. Continuez votre petite vie avec vos histoires d'amours planplans, continuez de croire qu'afficher son fric, que jouer au fils à papa ça vous aideras à vous faire des amis. Allez-y, a vraie dire m'enfou.